10 petits points sur Ebola

Mes 10 petits Francs (pour parler) de la fièvre Ebola

Que chacun de nous crée le changement

  • Protéger celles et ceux qui nous soignent, protéger les médecins, les infirmiers et le personnel soignant, les chercheurs contre la maladie en priorité cela va de soi, n’est ce pas ? Pour cette épidémie, ils ont payé le prix le plus lourd particulièrement au Liberia à cause de la précarité et de la faiblesse du système de Santé. Il faut les mettre dans de meilleures conditions de travail en leur procurant le matériel dont elles/ils ont besoin : des gants, des produits, des tenus adéquats, mais aussi l’information et l’encouragement, le bon moral.  Je lance donc un défi, une invitation, un mouvement. Chacun peut y participer en offrant quelque chose aux agents de santé pour émuler le sens de la responsabilité. Des équipements de protection, des entrées aux concerts de la musique, des tickets restaurants, des séjours repos hôtels, etc.… sinon un petit appel téléphonique, un texto, une carte postale. Je pense aux médecins, infirmiers, aide infirmiers, aux étudiants dans le secteur de la santé. C’est simple. Faites une petite action ou un plus grande, publiez votre action ou gardez la secrète, mais faites quelque chose pour protéger ceux qui nous soignent.
  • La fièvre Ebola c’est vraiment mauvais pour la plupart des business, mis à part les fabricants d’habits de protection et de gants (d’ailleurs qui les fabrique en Afrique ?) Les fabricants de médicaments et de désinfectants, les croquemorts, il n’y a pas beaucoup de business qui grandissent ou fleurissent avec l’épidémie. Bien entendu le secteur du tourisme est particulièrement touché dès que la peur s’installe. Un appel au secteur privé en Afrique de l’ouest, si vous gagner un peu, beaucoup d’argent quelque soit votre business, c’est le bon moment pour faire un geste, pour équiper un hôpital, un centre de santé, une infirmière, un médecin, un bon moment pour financer la recherche pour le médicament et pour le vaccin. Déjà certains individus et sociétés montrent la voix à suivre. Si vous ne savez pas quoi faire posez la question autour de vous et vous aurez la réponse.
  • Il vaut mieux tenter d’être végétarien que de cultivez la xénophobie. Mauvaise idée d’accuser tout un peuple ou de penser que éboula n’arrive qu’aux autres et n’affecte que les autres. Ce sont des attitudes peu productives et nous sommes tous Sierra Léonais. Aucun pays du continent n’est trop éloigné pour se sentir concerné. Les chauves-souris des fruits n’ont pas de passeport et elles ne prennent ni les bus, ni les avions pour traverser les frontières. Si la transmission vers les humains peut se faire par le contact direct avec les fluides de ces animaux, interdiction religieuse de manger non seulement ces mammifères volants, mais peut être les autres animaux de brousse qui sont en contact avec eux désolés pour tous les férus de viande de brousse pour la prochaine année. Il faut mettre la croix sur les animaux dont on ne contrôle pas l’alimentation. Mais il y a de quoi devenir végétarien!…
  • L’épidémie d’Ebola offre une occasion unique pour mobiliser les jeunes, toutes les forces vives de nos nations africaines, pour redynamiser les services autour de l’hygiène, la nutrition, la santé. Engager les jeunes, imaginer de nouveaux emplois dans le domaine de la santé. Des jeunes qui, reçoivent une formation de base en santé peuvent aider à répertorier les besoins dans les quartiers, vérifier que les lieux publics sont équipés du minimum nécessaire pour combattre la transmission du virus, faire de l’éducation de proximité autour de la santé, en profiter pour créer des nouvelles habitudes qui peuvent servir à la prévention de différentes maladies. Une éducation populaire pour comprendre les virus, les bactéries, les microbes comprendre les modes de transmission des maladies les plus courantes. De jeunes qui peuvent et doivent imaginer comment transformer la vie des couches les plus vulnérables et lutter contre la précarité.
  • Créer de nouvelles traditions autour des funérailles et des salutations, de la communication. Pour un temps, interdiction de voyager pour assister à des funérailles dans les pays les plus touché. Utiliser à fond les nouvelles technologies, le téléphone, le SMS et les virements. Et aussi dur que cela puisse paraître pour certaines croyances et  religions, la crémation est une bonne option en période d’épidémie. Utiliser des représentations comme les images des corps pour les veillées et pour les prières mortuaires dans les pays les plus touchés, éviter les rassemblements et travailler à fond avec les radios. S’il ne s’agit de communiquer, aujourd’hui nous pouvons avoir accès à toute personne qui a un téléphone portable.
  • Puisque fermer les frontières n’a jamais empêché les êtres humains de se déplacer, puisque Ceuta et Melilla en sont des preuves palpables, il faut se connaître les routes dans désert et les pirogues rempli qui traversent la mer, si la fermeture des frontières était efficace elle le serait d’abord pour l’émigration clandestine. Nous l’avons toujours condamné puisqu’elle est appliquée en permanence à la majorité des Africains. La solution n’est pas dans l’effort de maintenir les gens où ils sont, mais plutôt de faire en sorte qu’ils n’aient pas besoin de partir. Si les espaces de quarantaine ne sont pas simplement des mouroirs mais au contraire des endroits où un malade a le plus de chance de s’en sortir, personne ne se cacherait pour y échapper. En attendant, il est important de créer des couloirs humanitaires pour les pays les plus touchés et de créer des possibilités de test au niveau des frontières avec les pays les plus touchés. Avec les autres pays, pour circonscrire, l’épidémie rendre le test de l’Ebola facile d’accès l’introduire dans les tests de routines pour les autres maladies, faire en sorte que les gens aient accès à la nourriture, à l’eau et aux soins.
  • Développer une sérieuse éducation de masse sur la fièvre Ebola, d’autant plus qu’elle ressemble beaucoup à d’autres maladies qu’il faut s’évertuer à éradiquer comme paludisme, la fièvre typhoïde, la fièvre Lassa. Puisque toutes les personnes infectées du virus Ebola ne montrent pas les signes sanguinolents que tout le monde associe à la maladie, dans les écoles, il faut en faire la grande leçon. Rappelez-vous quand on a fait la grande leçon sur « L’apartheid est crime contre l’humanité » et que chaque enseignant était tenu d’en faire un cours. Les enseignants peuvent discuter avec les élèves de ce qu’ils peuvent faire pour prévenir la fièvre, rendre populaire les numéros verts pour l’information. Dans la recherche, il faut bien-sûr engager les tradi-praticiens parce qu’ils sont eux mêmes en danger et parce qu’ils peuvent contribuer à la recherche et impliquer, les marabouts, les chefs religieux, les communicateurs traditionnels, les journalistes et les femmes puisque oui soixante quinze pour cent des cas de décès sont des femmes. Pourquoi ? Parce qu’elles ont la tâche ingrate de s’occuper des malades.
  • Nous avons le devoir de revoir l’organisation des systèmes de santé publique dans nos pays particulièrement en Afrique de l’ouest. Quiconque fréquente une structure de santé publique sait le nombre heures d’attente, le comportement abusif du personnel administratif, la surcharge des médecins, leur manque d’acountability, le manque de moyens, la mauvaise gestion. Pour la plupart des gens, le fait aller soigner dans un hôpital est un luxe qu’ils ne peuvent s’offrir. Investir, investir et réinvestir dans la santé et l’éducation et la nutrition au niveau familial, communautaire et au niveau des états. Dépenser moins dans le luxe, dans le béton armé et sur le goudron. Investir, réinvestir dans l’humain. Nous devons soutenir les laboratoires de recherches locaux, soutenir la production locale de médicaments. Réorienter l’éducation des étudiants en médecine et en pharmacie pour qu’ils prennent en charge les problèmes de santé publique. A quoi sert il d’avoir des facultés de médecine et de pharmacie si elles ne travaillent pas à répondre aux besoins des populations?
  •  L’Afrique est un seul continent, même si en tant qu’africains on l’oublie trop souvent. Rêve de panafricanisme mi à part, les autres ont tôt fait de nous le rappeler, il suffit de poser la question aux présidents Africains qui étaient en visite aux Etats Unis il n’y a pas longtemps. Où ailleurs qu’en Afrique une épidémie peut-elle prendre une telle ampleur avec des drames si inhumains et que cela soit encore supportable pour la communauté internationale. Même si les morts ne sont pas des proches, 20000 êtres humains en danger si on en croit certaines projections où qu’ils soient sur la terre, quel que soit leur race ou religion, ça devrait empêcher les sains d’esprit de dormir. Pourtant, les Médecins sans frontières s’égosillent depuis longtemps à dire qu’ils ne sont pas sans limite. Aujourd’hui, le rapport de l’OMS énonce clairement les besoins en lits. Le grand drame est que même si on détecte tous les malades en Sierra Leone aujourd’hui, il n’y a pas assez d’infrastructures pour les prendre en charge. Certains demandent une implication du conseil de sécurité des Nations Unis. En effet, la même force et les mêmes moyens qui peuvent être déployés quand il s’agit d’aller en guerre peuvent l’être aussi pour se battre contre une maladie. L’Union Africaine qui devrait être le premier à travailler sur la feuille de route et canaliser tout le soutien à apporter par les chinois, les japonais, les américains et les européens.
  • Les membres des gouvernements, des assemblées nationales et des collectivités locales en l’Afrique doivent faire leur travail. Ils sont payés par les taxes des contribuables, par les dettes contractées au nom des populations. Pour toute personne engagée dans la fonction publique, le but principal ne doit pas être de faire des détournements de fonds pour s’enrichir, de vivre de corruption et de faire du trafic d’influence, mais de gérer les problèmes auxquels les populations font face. Evident, n’est ce pas ? Pourtant, la vérité est que chacun de nous doit agir pour les y contraindre. Individuellement, notre engagement est nécessaire pour que la santé soit un droit respecté pour tous. Ensemble nous sommes puissants, si chacun fait un peu, nous pouvons décupler les réponses proposées par les organisations et les états. Les questions à se poser chaque jour est : Qu’est ce que je faispour apporter un changement positif pour ma communauté? Qu’est ce que je fais pour créer une nouvelle génération de personnes qui prennent des initiatives et créent le changement ? Qu’est ce que je fais pour soutenir ceux et celles qui se sont déjà engagés pour barrer la route à l’épidémie ? Qu’est ce que je fais pour arrêter l’épidémie ? Avec qui ?

Un grand Merci

Au simple citoyen de pays touchés qui  font tous les  jours des actions de soutien pour les malades et les personnes en quarantaine

à Leymah http://www.gboweepeaceusa.org

à médecins sans frontière  http://www.msf.org

aux médecins et infirmiers cubains

aux fondations privées qui ont donné des ressources pour combattre la maladie

aux premiers gouvernements qui se sont engagés

à tous ceux et celles qui font une action pour arrêter l’épidémie

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